COMMUNIQUE DE PRESSE DU 28 JUIN 2026
Projet de retenue : la commune des Angles rétablit les faits
À la suite de l’appel à mobilisation lancé par l’association Bien Vivre en Pyrénées Catalanes, la commune des Angles souhaite apporter plusieurs éléments de clarification.
Notre volonté n’est pas d’entrer dans une polémique, mais de rappeler les faits, d’expliquer le travail engagé depuis plusieurs années et le caractère fondamental du projet pour l’avenir du territoire.
La commune des Angles est profondément attachée à son environnement. Son engagement est reconnu par le label Flocon Vert, avec l’obtention du deuxième flocon en mai 2026, ainsi que par ses certifications environnementales et énergétiques QSEE obtenues depuis 2007.
Non, ce projet n’utilise pas de nouvel espace situé hors du périmètre du domaine skiable tel que défini dans la charte du Parc Naturel Régional. Il ne s’agit pas d’une extension incontrôlée, mais d’un aménagement intégré au domaine skiable, étudié, encadré par les services de l’Etat et soumis aux autorisations réglementaires nécessaires.
Non, il ne s’agit pas d’une “méga-bassine”. Ce terme désigne un gigantesque ouvrage de stockage d’eau pour l’usage intensif de l’agro-industrie, associé à un pompage dans les nappes phréatiques. Cette définition ne correspond pas à notre projet qui représente 113 000 m³ d’eau, soit 0,33 % du volume du lac de Matemale. Il est avant tout un projet de développement durable et d’utilité publique.
Oui, une étude indépendante ClimSnow (réalisée par un consortium associant notamment Météo-France, INRAE et Dianeige) confirme la faisabilité du projet et la capacité à sécuriser l’enneigement pour l’avenir.
Oui, ce projet a fait l’objet d’études environnementales approfondies sur l’ensemble du domaine skiable. Trois sites potentiels ont été identifiés. Le sommet du Roc d’Aude, à faible impact environnemental, a été retenu. Ces études ont permis d’identifier et de protéger des zones humides existantes ainsi que des espèces végétales rares.
Oui, ce projet fera l’objet d’un suivi environnemental et écologique après sa réalisation.
Oui, la commune a gagné au tribunal administratif contre le recours suspension, preuve que le projet répond parfaitement à toutes les exigences environnementales et réglementaires exigées en la matière.
Oui, ce projet est également tourné vers la transition écologique, économique et sociale :
– L’eau sera prélevée pendant les périodes où les besoins naturels seront les plus faibles, afin de préserver la ressource et d’en garantir une gestion responsable ;
– L’eau transformée en neige retournera au printemps dans son milieu naturel, sur le même bassin versant, au moment où les sols, la végétation et les nappes en auront le plus besoin ;
– Les besoins en eau potable pour la population seront garantis en cas de nécessité ;
– La lutte contre les incendies en montagne sera confortée et répondra aux attentes du S.D.I.S ;
– Les groupements pastoraux approuvent le projet. Leurs troupeaux bénéficieront d’eau en altitude, indispensable en période d’estive ;
– Située au sommet de la station, la retenue permettra d’alimenter les enneigeurs par gravité, réduisant ainsi la consommation électrique d’environ 150 000 € par an ;
– L’eau disponible permettra également de produire de l’énergie verte, avec plus de 400 000 € de recettes annuelles estimées et des emplois à la clé.
La station des Angles est née en 1964 pour répondre à l’exode rural. Grâce au développement touristique, le village a retrouvé environ 600 habitants et 1 500 emplois, dont environ 800 à l’année.
Cette dynamique fait vivre des familles, des commerces, des services, des écoles, une offre médicale, culturelle et sportive. Elle soutient le monde agricole et l’activité quatre saisons, essentiels à notre territoire.
La retenue collinaire s’inscrit dans cette même logique. Elle sécurisera notre économie locale, protégera les emplois et accompagnera la transition du territoire face au changement climatique. Il ne s’agit pas d’utiliser plus d’eau qu’actuellement, mais de mieux l’exploiter.
Nous comprenons que ce projet puisse susciter des questions. La commune reste disponible pour échanger, expliquer, écouter et répondre aux interrogations. Mais elle ne peut accepter que des informations inexactes ou incomplètes soient diffusées.
Maintenir la vie en montagne et anticiper l’avenir n’est pas une faute : c’est un devoir. Sans présence humaine, il ne peut y avoir de véritable protection de la montagne.
C’est le sens de l’action portée depuis la création de la station par les différentes municipalités qui se sont succédées

