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 LES FONTAINES

9 fontaines datant du début 20ème siècle sont installées sur la commune.

Les fontaines du village,  représentaient pour les générations précédentes un équipement essentiel.
Installées au début du XXe siècle leur répartition raisonnée devait répondre aux besoins de tous les habitants. Les réseaux d’adduction n’existaient pas, les besoins quotidiens en eau imposaient d’aller s’approvisionner aux fontaines.
Ces fontaines ont été installées en 1910 pour remplacer des bacs alimentés par canalisations constituées par des troncs d’arbres creusés trop vétustes et fréquemment obturées par le gel. Pour financer ces travaux la commune mettra en vente une coupe de bois de la forêt de la « Barancouse », cette vente exceptionnelle d’arbres était le seul moyen de trouver les fonds nécessaires à la réalisation du projet.

Les auges qui équipent les fontaines ont été taillées dans des blocs de granite provenant d’une carrière située dans la montagne. Leur acheminement au village a été effectué au moyen d’attelage de bœufs et de rouleaux de rondins de bois pour faciliter leur déplacement. Rapidement chaque fontaine verra la capacité de son auge doublée par l’adjonction d’un bac en bois pour faire face aux besoins en eau des habitants et du bétail confinés dans les étables pendant près de six mois.

 

L’EGLISE SAINT-MICHEL – « LA CATHEDRALE DU CAPCIR »

La première mention connue de l’église de Les Angles « Sancto Salvatore de Angulis » remonte à l’an 908 comme possession de l’abbaye St Jacques de Jocou, comté du Razès. En 965, le Comte de Cerdagne-Besalú, Seniofred II, lègue par testament le territoire de Les Angles avec son église à l’abbaye de Saint Michel de Cuxà.
Après le XIe siècle, les habitants des lieux auraient abandonné l’église située au nord du village actuel, et dont il ne subsiste aujourd’hui que les ruines de l’abside, pour la reconstruire sur une éminence rocheuse appelée « podio anglorum ».
En 1116, Richard, archevêque de Narbonne, consacre l’autel de l’église St Sauveur de Les Angles et bénit le cimetière du village.
Depuis le VIIIe, les églises du Capcir relevaient de l’autorité épiscopale narbonnaise, puis à partir de 1318 de l’évêché d’Alet et enfin après la révolution française de Perpignan.

Dédiée à l’origine au Saint Sauveur, l’église est consacrée depuis sa reconstruction au XIXe siècle sur l’emplacement du précédent lieu de culte, à Saint Michel. Elle porte le qualificatif de « cathédrale du Capcir » en raison de ses dimensions et de ses peintures murales aujourd’hui malheureusement recouvertes par un enduit grisâtre.

En 1853, après le constat de l’état fortement dégradé de l’église et de ses dimensions exiguës, le Conseil de Fabrique décide de rebâtir l’édifice. Les travaux débutent en 1863 par le chœur qui sera démonté et reconstruit à l’identique en numérotant « chaque pierre et en les remplaçant par ordre de numéro dans la nouvelle bâtisse ».
En 1864 et 1865 suivent les travaux de construction du transept et de 2 chapelles latérales et ensuite l’achèvement des travaux en 1866. Chaque famille du village y participera activement en donnant 30 jours de travail par homme et en apportant des matériaux, pierres, chaux et bois. En 1866 les travaux s’achèvent et l’église est rendue au culte.

L’église paroissiale actuelle, dédiée à Saint Michel,  reconstruite au XIXe siècle conserve l’appareil de pierres taillées (abside, frise d’arcatures lombardes, ceintures de dents d’engrenage, façade) de l’édifice roman.

L’intérêt principal de l’église Saint-Michel, sur le plan historique, réside dans la singularité de sa conception, qui intègre dans un édifice au plan recomposé selon des caractéristiques du style gothique (croisées d’ogives intérieures, contreforts…), une façade, et un chevet à arcatures et frise en dents d’engrenage d’époque romane, de belle facture.

L’église Saint-Michel est ainsi l’unique bâtiment cultuel du département des Pyrénées-Orientales, fruit des expérimentations architecturales de la seconde moitié du XIXe siècle illustrant la bataille divisant les partisans des différentes théories de la restauration.

En extérieur, si la disparité de qualité des matériaux et de mise en œuvre tend à signifier à l’observateur averti la différence entre vestiges romans (parements et ornementations de granit soigneusement taillés) et création du XIXe siècle (parements de moellons enduits), en revanche la déclinaison, pour mieux les intégrer, de modénatures romanes sur les parties neuves montre une recherche de cohérence esthétique d’ensemble du projet, propre aux restaurateurs de l’époque proches de Viollet-le-Duc.

L’église Saint-Michel forme donc aujourd’hui, un tout cohérent qui a permis de conserver sur place et de sauver des éléments romans qui auraient peut-être disparus. Malheureusement, le poids des années et le climat rude du Capcir ont gravement fragilisé cet édifice, rendant désormais indispensable sa restauration et sa conservation.

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